Indriya : l’injonction au bien

De pair avec le refus de la souffrance en même temps que son apologie mais ici il sera essentiellement question de l’injonction au bien.

 

L’injonction au bien peut se décliner selon plusieurs types :

 

-l’injonction au sain, corps sain, esprit sain, santé physique… ou psychologique

-l’injonction au bonheur, être heureux.euse

-l’injonction à aller bien, être bien, s’améliorer selon des normes arbitraires, se développer personnellement pour être parfait.e

-être »bon » bonne mère, bon mari, bon militant, bonne élève, etc.

 

Des injonctions souvent subtiles, implicites et complexes dans une manipulation qui ne dit pas son nom. Par exemple, faire croire à l’acceptation des défauts, des faiblesses, de tous (inclusion), les accepter et les supporter pour être bien et équilibré et ne plus en souffrir… injonction au bien. Et en fait, bien souvent, ces mêmes défauts il faudrait les transformer en qualité ou voir le positif dedans afin qu’ils soient valables. Ces faiblesses sont à améliorer ou détourner ou l’on fait valoir une force pour la contrebalancer « je ne peux pas faire cela mais je peux faire cela ! ».

 

Devoir accepter son corps tout en étant tout de même sain.e dans son alimentation et sa vie et son activité physique parce que si cela n’est pas le cas… pas bien et pas sain.

 

Il ne faut pas se laisser abuser, contrebalancer une faiblesse immédiatement c’est la nier et faire oublier son existence – qui serait donc gênante – en l’effaçant instantanément. Voir le positif, uniquement le positif, dans le mal – pour contrebalancer souvent – est une manière de le rendre acceptable parce que sans cela, ce ne le serait pas. Séparer valeur et actions/comportements d’une personne, bien que je sois en accord avec l’idée qu’une action/un comportement ne définisse pas toute une personne ad vitam æternam, pour dire « il y a quand même de la valeur » c’est aussi cette idée de nier le mal parce que la valeur prime, valeur positive et bonne – en gros utilité possible… – de dire que l’on peut oublier ce mauvais comportement/acte parce qu’en fait c’est du bien derrière en la personne. Ou en tout cas une valeur.

 

On peut dire, ce qui est naturel, que ceci est une manière de faire passer la pilule de ce qui dérange, ce qui pourrait être dangereux, que ce soit pour la santé ou l’individu, l’espèce, la cohésion sociale, ce qui est catégorisé comme mal. Au plan purement instinctif s’entend. Une manière d’accepter et adoucir en voyant encore le bien.

Certaines espèces sont naturellement optimistes, peut-être l’humain l’est-il aussi. Attention déterminisme ne veut pas dire refus du libre-arbitre, de pouvoir agir derrière et s’en extorquer ou s’en accommoder en le subissant ou usant de stratégies pour vivre avec.

 

Évidemment que le but instinctif naturel d’un être vivant est d’aller bien, d’être dans le confort, la santé, la satisfaction de ses besoins. Or ceci n’est pas une excuse pour créer des normes de bien, car là est le souci créer des normes de bien et des injonctions afin de parvenir à cette/ces normes de bien.

 

L’injonction au bien ce peut être d’être une personne saine, de s’éloigner absolument des personnes étiquetées toxiques, parce qu’elles seraient néfastes et que nous ne pourrions jamais les tirer vers le haut, ce seraient elles qui inexorablement nous tireraient vers le bas.

Ce peut être d’accepter son corps, son être tel qu’il est sans concessions…

Et une petite liste de soucis :

 

  • on ne se sent plus le droit de se plaindre ou douter de son corps, sinon nous ne serions pas sain.e.s en accord avec notre corps et nous-mêmes et nous devrions absolument ne pas vouloir coller à une certaine beauté et trouver le beau partout. Les goûts les couleurs la souffrance personnelle étant niés… on subit les petits messages en apparence encourageants et bienveillants qui en fait sont à la limite de la nocivité (comme en cas de dépression)… parce que on a le droit de ne pas s’aimer entièrement, vouloir perdre du poids ou en gagner et souffrir, oui souffrir, pour cela si cela nous plait. Attention je ne défends pas les régimes drastiques et la santé altérée pour autant. J’ai assez souffert de mon anorexie ainsi… mais certaines personnes sont régimeurs.euses, healthy lifestyle, etc. Et elles ont le droit. Ce qui va correspondre à l’injonction « sain » mais contrevenir à une autre injonction du bien, celle de l’accord avec soi-même et l’acceptation de soi-même
  • s’accepter mais constamment se surpasser – sous le seul prétexte de se surpasser, parfois sans réels buts – constamment s’améliorer et tendre à la perfection. Être quelqu’un qui sort de sa zone de confort, qui accepte sa vulnérabilité et ses émotions, quelqu’un d’équilibré qui va lâcher prise, suivre ce qui ressemble aux accords toltèques. Tout ceci rentre dans l’injonction au bien…
  • devoir A.B.S.O.L.U.M.E.N.T guérir. Et se morfondre dans sa souffrance et son mal être c’est mal alors oh la la la quand on ne veut pas vivre mais quel.le.s monstres, faut penser à tous ceux qui voudraient vivre mais ne peuvent pas, rah la la la.

La dépression, l’automutilation, l’autodestruction, l’autisme, etc. On ne doit absolument pas rester dedans (alors que c’est souvent un confort de l’être parce que l’autre demande énormément d’énergie, ce qui… bingo est contre-nature que dépenser trop d’énergie, le confort est aussi naturel…). Attention (de nouveau), séparer NAs non temporaires, qui sont naturelles, qui sont la structure du cerveau (bien qu’elles puissent être des maladies), l’être et celles qui rentrent dans les pathologies pouvant toucher des NTs et qui sont temporaires. Mon anorexie n’était supportée… que parce que j’irais mieux et que cela était passager. Et le comble : Parce qu’on apprend des mauvais moments et coups durs de la vie, ils sont nécessaires pour grandir et apprendre, et on en tire du positif. Méoui méoui.

  • devoir absolument être heureux.euse. Devoir se défendre et se justifier pour dire que même dans notre malheur… eh ben on est heureux même si on a pas de quoi l’être (selon les normes évidemment).

 

C’est toujours devoir aller bien. Toujours devoir être bon, être parfait.e en se développant pour atteindre la quiétude équilibrée d’un être sain. Tout ceci niant :

 

  • ne pas accepter son corps, ses défauts, ses faiblesses
  • le fait/l’aptitude à, de voir la réalité de ce qui est néfaste en face, celle de l’absurde, de l’incertitude
  • la dépression, les TCA, le PTSD, et d’autres NA. Alors je ne dis pas qu’il faut encourager et ne pas tenter d’aider des personnes qui veulent l’être… mais pas vouloir absolument un bien parfait et absolu. Je ne guérirai jamais totalement de mes TCA et je vis bien ainsi, vouloir absolument m’en guérir parfaitement est un sérieux problème. Vouloir absolument changer les personnes en dépression pour qu’elles (re)deviennent optimistes, joyeuses, bisounours, reprennent gout à la vie youpili. De même pour le PTSD. Vouloir des personnes qui ne s’autodétruiraient pas du tout, d’aucune manière que ce soi parce que sinon ça veut dire qu’elles vont mal et qu’il faut absolument les soigner 
  • le refus du réalisme, du cynisme, du refus de vivre, du choix de vivre dans « la souffrance ». Certaines personnes y sont bien. C’est tout. Certaines personnes veulent mourir. C’est tout. Certaines personnes sont juste réalistes/cyniques… en fait le mot est « pessimistes » mais je dirais juste réalistes. Et elles ont le droit de ne pas trouver la vie belle ou vouloir la vivre ou tralalachouette. Tout ce qui est écart de « la vie est belle » est taxé de pessimisme, de dépressif, traits de caractères négatifs… Donc si on voit l’absurde et que l’on est un peu réaliste l’on est forcément malade dans nos société, et forcément négatif.ve.
  • nier certaines caractéristiques indispensables à certains individus. On va prendre l’autisme : J’ai BESOIN du contrôle pour survivre, besoin d’un rythme, de rituels, de contrôle, je ne peux pas juste exprimer mes émotions et être en paix avec, sortir de la zone de confort au contraire il m’en faudrait déjà une, accepter chaque imprévu (je gère les imprévus qui sont prévus mais imprévu imprévu c’est la mort), vouloir rien que de nous autonomiser des fois à outrance et au-delà de nos capacités. En cas de douance : Je ne cesserai jamais de vouloir la perfection immédiatement et me sentir frustrée qu’elle ne soit pas là, vouloir sauter les étapes, aller trop vite et manquer des trucs, ne pas supporter la frustration, l’ennui, être entière, maîtriser, je ne pourrais pas être dans ce joli équilibre de NTs, au rythme des NTs, accepter ma vulnérabilité et mes faiblesses ou cesser de douter, me questionner (eh si c’est une injonction que cesser de se questionner sur tout,  cesser d’anticiper, que de vivre dans le moment présent et laisser couler, juste IMPOSSIBLE pour un.e surdoué.e J.S.F l’explique bien cela.), vivre dans un monde « réel » des sensations notamment.

 

 

Ces injonctions sont même… culpabilisantes. Pour reprendre le corps, on culpabilise presque d’avoir des complexes, on culpabilise de vouloir un autre corps, de ne pas aimer ceci ou cela, voire d’agir pour le changer. Devant absolument m’accepter telle que je suis parce que je m’aime moi je devrais accepter l’éventualité de grossir (et en plus sinon je serais grossophobe si je n’acceptais pas) or là, mes TCA parlent aussi, c’est niet. Oui je surveille. Oui. Je fais attention. Je ne veux pas grossir (TCA ici). Et je justifie avec mes TCA… comme quoi c’est bien ancré. Certaines personnes en surpoids devant s’accepter telles qu’elles sont… sont culpabilisées si elles ne s’acceptent pas et veulent en perdre. Ben oui, et elles ont le droit hein. Et les personnes qui font des régimes, qui surveillent, de la chirurgie esthétique, du maquillage camouflage – ou plaisir – aussi ont le droit. Ben oui je n’accepte pas certaines parties de mon corps. Et on peut complexer d’avoir ceci ou cela, tel ou tel poids. Sauf que comme on devrait s’accepter tel.le que l’on est… pas le droit. De vouloir camoufler une morphologie qui ne plait guère  avec des vêtements ou la modifier. Est-ce que cela signifie forcément que c’est The morpho que je vise ? Non, juste une image qui va ME plaire. Par exemple. Et si Hécate n’aimait pas une partie particulière de son corps et voulait la couvrir ? Son droit. Cela ne voulait pas dire qu’elle n’aimait pas le reste ailleurs ou voulait absolument changer, elle avait juste le droit. La chirurgie esthétique, je n’ai rien contre personnellement. Tant que ce n’est pas non plus à outrance, et évidemment que l’on ne va pas dire amen sans réfléchir et chercher un minimum avant, mais si la réponse de la personne est de quand même vouloir le faire même si c’est pour « correspondre à des standards de beauté » ou tout autre raison « non profonde » eh bien ok. Juste le faire en toute conscience de son choix.

 

C’est la liberté qui compte. De ne pas complexer… mais aussi de complexer. D’accepter ou ne pas s’accepter agir ou pas. Et si certaines personnes veulent – ou ne veulent pas mais le subissent – se pourrir la vie perpétuellement en n’acceptant pas ceci ou cela qui ne peut se changer… leur droit.

 

Si je veux être dans le contrôle, ne pas accepter mes faiblesses -quoique des fois c’est fatiguant mais pas de lois absolues alors je sélectionne et réfléchis en mouvement, ceci s’applique sur tout ce que j’ai pu dire plus haut sur moi- ceci ou cela c’est mon droit.

 

Si l’on n’est pas heureux, s’il n’y a pas de positif dans le « mal » ce n’est pas mal justement. Si jamais le souci d’un.e ami.e ne part jamais… tant pis. J’aimerai toujours mon ami M même si il a des angoisses toute sa vie. (et sa copine C. Je les aimes eux). Si c’est un truc qui peut s’en aller ou pas. J’aimerai Hécate, qui ne peut pas guérir d’ailleurs… donc je dois la refuser parce qu’il n’y a pas de joli positif rose dans sa maladie et que ça ne va jamais se guérir ? Bah bien sûr et je peux me tailler les veines parce que je vais me taper des dépressions réactionnelles toute ma vie avec l’autisme, l’ennui toute ma vie avec la douance.

 

Il n’y a pas forcément à accepter des défauts, si ils en sont, si il y a des qualités, à avoir une valeur quelconque -l a valeur c’est la valeur d’un produit au départ je rappelle alors appliqué à l’humain… enfin c’est un autre sujet -. Pas forcément à contrebalancer avec du positif. Parfois c’est néfaste et c’est tout. C’est pas parfait et c’est tout. Parfois on peut ne pas vouloir se surpasser, changer ceci ou cela. C’est ok. Attention cette liberté ne doit pas nier celle d’autrui qui peut dire « tu ne veux pas changer mais je ne veux pas accepter cela alors je m’écarte/fais des remarques ». Sur un défaut par exemple. Et sans le changer là on peut arriver au troisième terrain de communication, je fais un pas vers toi, tu en fais un vers moi, si volonté et liberté il y a.

L’on peut aussi être malheureux.euse et pas forcé.e à être heureux-euse, voire choisir de mourir ou vivre dans un comportement autodestructeur tant que l’on n’est pas néfaste à autrui volontairement (et je ne parle pas des proches juste tristes de nous voir ainsi… Bien souvent il s’agit d’une forme d’égocentrisme d’ailleurs que la sollicitude et l’état concerné d’autrui. Enfin j’dis ça…)

 

Affaire à suivre je n’ai pas tout dit. C’est un sujet qui va se retrouver souvent traité je pense. Que cette foutue injonction au bien…

 

PS : je l’ai mis dans à propos mais celle qui s’abonne à vos sites/blogs et qui commente c’est moi… Je ne crois pas qu’Hécate utilise ce compte à cet effet. Et elle, elle penserait à signer ses commentaires. Désolée si cela en déçoit certains qui pensaient que c’était l’incroyable Hécate…

5 commentaires Ajouter un commentaire

  1. En lisant ton article, le mot souffrance m’est venu à l’esprit : tant que les comportements n’apportent pas de souffrances à l’individu, il devrait être libre de s’y adonner. Cohabiter avec ses TCA, avoir un comportement auto-destructeur, accepter la phase dépressive… oui, ça peut faire mal, mais souvent, on se rend compte que ça n’apporte pas de souffrance, bien au contraire. C’est de lutter contre pour suivre cette injonction au bien qui est cause de souffrance. Ce principe de DEVOIR refuser la dépression (exemple parmi d’autre) est absurde : est-ce que votre médecin vous encourage à « refuser » une fracture du tibia ? Les symptômes de la dépression sont notamment d’être « négatif ». Alors mon cerveau est dans une phase où il est négatif, so be it ! Si cet état est cause de souffrance, alors oui, il faut lutter et aider cette lutte. Mais si savoir qu’on peut éprouver ça le temps que ça dure est un soulagement, alors arrêtons de juger !
    PS : le PTSD correspond au TSPT en Français 🙂
    PS2 : dire qu’on ne veut pas grossir, c’est pas grossophobe. Ne serait-ce qu’au niveau de la santé, bien sûr que personne n’a ENVIE d’avoir des risques de complications cardiaques et autre. Au niveau esthétique est psychologique aussi, on peut ne pas avoir envie de grossir, tu n’insulte personne en disant ça. Tu ne hurles « j’ai pas envie d’être une grosse vache ! » Ou « je ne veux pas ressembler à ces gens répugnants. ». Avec les TSA ou même sans, c’est agréable de maitriser son corps. Et si prendre du poids est une souffrance pour ton esprit, ça l’est. Je te connais, je sais que ce n’est pas une souffrance parce que tu n’aimes pas l’obésité mais parce que c’est un symptôme de perte de contrôle. Alors, non, chaton, c’est pas grossophobe du tout 🙂
    Hécate (qui te félicite pour ce super article 😉

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  2. Pour répondre à la dépression et le négatif… Déjà ce qui est considéré comme négatif porte à discussion en fait, tout ce qui n’est pas de « yolo j’aime la vie tout ira bien » est considéré comme négatif, Camus l’était avec l’absurde alors qu’en plus au contraire il dit de se révolter face à l’absurde mais sans oublier sa présence. Ouaip, après ce n’est pas une injonction à ne pas vouloir souffrir non plus, on peut dire « je veux guérir » on peut aussi dire « je savais que c’était temporaire cela m’a aidé à supporter » ou autres… On peut refuser une dépression réactionnelle et vouloir guérir ou autres (sujet du prochain article ma dépression réactionnelle), mais voilà, l’on ne devrait pas avoir l’injonction à coller à une norme du « aller bien » ou « être bien » ou encore « être heureux ».
    Yep l’exemple avec le médecin, pas mal ! Dis on va se commenter mutuellement nos articles ha ha ?
    Et puis même si cela lui apporte souffrance à lui en fait, si il veut il veut, si la personne souffre mais qu’elle veut y rester, sans que cela ne soit volontairement néfaste aux autres, eh bien que cette personne y reste. Je ne vais pas l’y encourager mais je ne vais pas la rejeter ou la forcer à en sortir. Si elle me dit « je veux me droguer » bon ben… Ecoute… Tant que tu ne m’embêtes pas avec cela, que cela ne déteint ni sur moi ni sur d’autres personnes, ne nous mets pas en danger, etc. alors ok.
    Et surtout on devrait lutter contre tout en même temps… Pas possible, désolée, et faire plusieurs choses en même temps est impossible au cerveau de base il ne peut pas faire simultanément plusieurs tâches cognitives pleinement (là où en tant qu’autiste c’est juste niet pas seulement difficile), donc la nouvelle perfection d’être quelqu’un de polyvalent, qui touche à plusieurs domaines, est bon partout et gère tout en même merci mais non merci, c’est plus destructeur qu’autre chose. Si je veux lutter contre mes TCA, si ils redeviennent graves, je ne pourrais ni ne voudrais le faire alors que je dois lutter contre autre chose. De même pour l’automutilation, etc.

    Il y a un T maintenant en français devant SPT ? Ah savais pas ! Déso, à trop le voir et l’entendre en anglais ^^’
    Merciiiiiiii ! Je crois que j’ai récupéré mon cerveau et suis sortie de ma dépression réactionnelle justement, et oui je me sens bien mieux sens, et je suis bien, mais pas d’injonctions !

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  3. Mais du coup les autres sont nuls alors ? 😉 en tout cas, je ne promets de ne faire plus que ce genre… Ce n’est pas mon dada…

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  4. Oui, parce que je suis une lectrice passionnée 😉 C’était l’idée du mot « souffrance » plutôt que douleur : la souffrance, c’est justement quand on est face à quelque chose qui te détruit réellement de l’intérieur. Alors que la douleur peut être neutre ou même positive. La souffrance (dans le sens où je l’utilise ici) est à éviter alors que la douleur, on peut vouloir vivre avec… Genre une personne souffrant de TCA et pour qui c’est une souffrance, il faut lui apporter son aide, mais quand c’est « juste » difficile à vivre mais qu’il y a pas cette notion de « c’est la TCA qui me pourrit la vie » mais plutôt l’injonction au bien-être, alors là, je parlerais pas souffrance.
    PS : oui, c’est pour « Trouble de Stress Post-Traumatique » quoique, on peut se poser la question de la notion de « Trouble » mais j’imagine que ça correspond à la mise à jour d’une classification. (géniale, tu vas pouvoir éplucher Wikipédia pendant des heures pour décortiquer ce système de rangement :,D )

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  5. Si si trouble pour le coup c’est adapté de dire que c’est un trouble mais le nom à rallonge trouble de bidule truc… Stress post traumatique passait déjà très bien… De même en anglais PTSD…
    Oui je vois ce que tu veux dire pour souffrance et douleur. Après si la personne veut rester dans sa souffrance (réellement) je ne vois pas plus de soucis que si ce n’est que la douleur.

    Indriya.

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